Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du lundi 11 septembre 2006
Éducation

Vers une «concertation» avec les enseignants, parents et élus locaux pour «aménager» la carte scolaire

Dominique de Villepin a annoncé vendredi une «concertation» avec les enseignants, parents et élus locaux pour «aménager» la carte scolaire, qui connaît des «problèmes évidents» mais ne doit toutefois , selon lui, pas être «totalement supprimée». Le débat sur une remise en cause de la carte scolaire, qui détermine selon leur domicile l'établissement où écoliers et collégiens doivent s'inscrire, ne cesse de rebondir ces derniers jours dans la classe politique. Venu visiter à Thionville (Moselle) un collège et un lycée professionnel, le Premier ministre a indiqué que le ministre de l'Education, Gilles de Robien, présent à ses côtés, lancerait «dans les prochaines semaines» une concertation avec les acteurs concernés: chefs d'établissement, enseignants, parents et élus locaux. «Je suis pour une carte scolaire aménagée, respectueuse des principes qui fondent notre idéal républicain. Cet aménagement est possible. Il ne peut se faire qu'en concertation étroite avec tous les acteurs du système éducatif», a-t-il déclaré. Mais il a souligné que «la suppression totale» de cette carte, prônée en février par le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, ne lui «paraît pas la bonne solution» car elle «conduirait inévitablement tous les parents à vouloir inscrire leurs enfants dans les mêmes établissements». Répondant au numéro deux du gouvernement, qui s'est prononcé pour un «libre choix» de l'école, M. de Villepin a estimé que la carte scolaire était un gage de «mixité sociale» dont la suppression provoquerait «plus d'injustice» et «un formidable dérèglement de l'organisation scolaire». «Méfions-nous des approches trop générales ou trop idéologiques», a-t-il lancé avant d'ajouter, ironique: «Si demain, il y a un remède miracle, une idée géniale qui permet de faire mieux que la carte scolaire, eh bien nous l'étudierons». «Nous avions fait le même constat sur les zones d'éducation prioritaire (ZEP). Je sais qu'il pouvait paraître tentant de dire on supprime les ZEP. Mais nous l'avons vu, les ZEP ont apporté beaucoup à notre pays», a-t-il ajouté dans une autre allusion au président de l'UMP, qui avait suggéré de «déposer le bilan des ZEP». Pour autant, M. de Villepin juge le débat sur la carte «légitime» et a reconnu des «problèmes évidents» dans son fonctionnement: «contournement» par certains parents et «rigidités» qui «interdisent aux meilleurs élèves des établissements difficiles d'étudier ailleurs que dans leur quartier». Les premières réactions ont été mitigées, alors que le ministère de l'Education faisait savoir que cette concertation débouchera sur «des propositions qui seront largement débattues». Les représentants de parents se sont déclarés ouverts à la concertation, même si la FCPE (principale fédération) redoute «une manoeuvre électorale pour faire plaisir aux parents», et si la PEEP souligne que la question «ne sera pas résolue par effet d'annonce préélectorale».c=http://www.updatead.com/b.

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